REUNION DE CONCERTATION SUR LE PROGRAMME
DES NEGOCIATIONS COLLLECTIVES NATIONALES
07/01/2025
DECLARATION DU SNPDOS-CFDT

Madame la Directrice,


Vous n’êtes pas sans savoir que la santé mentale a été annoncée par les pouvoirs publics comme grande cause nationale 2025.


Selon l’OMS, une personne sur quatre pourrait être affectée par une pathologie psychique au cours de son existence.


Pourtant le sujet reste encore largement tabou !

Difficile à aborder dans la sphère privée, il rencontre encore également des réticences de la part des employeurs pour s’en emparer.

Selon un sondage OPINIONWAY récent, 3 salariés du privé sur 4 considèrent pourtant que leur employeur est le garant de leur santé mentale.

La crise sanitaire a rebattu les cartes et, face à l’augmentation voire l’explosion du nombre de collaborateurs en situation de détresse psychologique , de perte de sens , de Burn out , de dépression , ces mêmes employeurs sont sommés de se mobiliser.

Pourquoi ? Parce que la santé mentale au travail des collaborateurs est une obligation légale pour l’entreprise .
Le code du travail commande en effet aux organisations de protéger la santé physique mais aussi mentale des travailleurs en déployant des actions de prévention, de formation et d’information y afférentes.
C’est une obligation de résultat : fournir des efforts ne suffit pas, il revient à l’employeur de protéger effectivement ses salariés au risque d’engager sa responsabilité !

Pourquoi ? Parce que la santé mentale est un facteur de performance, de fidélisation et d’attractivité pour l’entreprise.
Baisse de la concentration, de la productivité, désengagement , retards , absentéisme , turn-over …les conséquences des affections psychiques sont aussi nombreuses que délétères ou couteuses pour l’entreprise.

 

A rebours, les sociétés qui prennent soin de la santé mentale de leurs collaborateurs sont plus performantes !

De surcroit, la protection de la santé mentale des salariés peut contribuer à améliorer la marque employeur et la réputation de l’entreprise : pour plus de 60% des salariés interrogés par le cabinet MICHAEL PAGE , l’existence d’une politique RH en faveur du bien-être et de la santé mentale est un critère de choix d’un employeur.

Un atout donc quand il s’agit d’attirer et de fidéliser dans un contexte de guerre des talents !

Pourquoi ? Parce que prendre soin de ses collaborateurs pour un organisme de sécurité sociale, c’est appliquer de façon concrète et tangible le principe de symétrie des attentions.

Porter attention à ses salariés comme on souhaite qu’ils portent eux même attention à leurs « clients » en montrant par l’exemple ce qu’il faut viser, ce que l’on peut obtenir et ce que l’on peut ressentir. C’est tout simplement être cohérent !

Enfin, « last but not least”, parce qu’une santé mentale dégradée coûte très cher à l’entreprise mais également à l’assurance maladie . A l’entreprise : ce cout a été évalué à 3000 euros en moyenne par salarié et par an.

Une étude comparative européenne de l’INSERM a par exemple estimé que 19% des dépressions des actifs sont attribuables en France au harcèlement moral au travail (chiffre le plus élevé d’Europe).

En tout et par an, la dépression liées aux conditions de travail coute 8 milliards d’euros pour les hommes et 14 milliards pour les femmes. A cela s’ajoutent les couts liés aux maladies coronariennes, aux TMS,etc.

Vous le savez : Le nombre d’arrêts de travail explose et la cause psychologique est désormais la première cause des arrêts de plus de trois mois. Nul n’est besoin d’insister !

Aussi, nous demandons que soit inscrite à l’agenda des négociations, la question de la santé mentale qui , de grande cause nationale pourrait se décliner en grande cause pour le régime général de sécurité sociale.

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