Février 
2024

2024  - Et si un vrai dialogue social reprenait vraiment !

D'un point de vue syndical, nous laissons l’année 2023 derrière nous sans regret. 

Le mouvement engagé dans l'unité syndicale pour défendre le pouvoir d'achat de tous les salariés de la sécurité sociale ne sera pas parvenu à faire bouger les lignes dans une pseudo NAO sur les salaires dont l'issue était fixée d'avance par l'Etat.

 

Le boycott partiel des négociations du dernier trimestre, la pétition,  les 2 jours de grève, les rendez-vous demandés à l’employeur et la tutelle, Tout cela, aurait-t-il été vain ? 

 

Peut-être pas … si ce mouvement social a fait entendre le mécontentement qui gronde à tous les niveaux dans les organismes et le refus des organisations syndicales de « jouer » au dialogue social avec un employeur qui n’a en réalité rien à négocier.

 

En ce début d’année 2024, nous voulons croire au Snpdos-Cfdt qu’il reste possible de produire dans et grâce à la négociation sociale au sein de notre branche professionnelle du progrès, des avancées et des évolutions profitables aux salariés, valorisantes pour nos métiers et in fine bénéfiques pour la qualité et l’efficacité du service public de protection sociale. 

 

C’est dans cet état d’esprit que nous abordons les négociations qui commencent sur la classification des agents de direction, celle des employés et cadres, et prochainement celle des praticiens conseil. 

 

Depuis plus de 20 ans, les tentatives de les faire évoluer ont échoué. Elles sont aujourd’hui déconnectées des réalités, de la restructuration des réseaux, de l’évolution des missions et des emplois, des besoins en recrutements internes via les mobilités professionnelles et externes …

Elles n’ont plus le rôle structurant qu’elles devraient avoir au niveau de la branche professionnelle pour classer objectivement les emplois, pour déterminer des niveaux de rémunération équitables en intra-branche et attractifs en dehors, assurer la transparence salariale et donner de la visibilité sur les  perspectives de carrière.

 

Si elle est un enjeu majeur pour les organisations syndicales, la nécessité de faire évoluer les classifications n’est pas qu’une question de revendications salariales syndicales, elle est aussi un impératif pour l’employeur qui ne peut pas continuer à gérer les personnels dans un cadre conventionnel obsolète

 

La situation n’est pas facile mais elle laisse place à l’espoir que les acteurs du dialogue social parviennent à s’entendre pour trouver de nouveaux équilibres dans lesquels les ADD, les PC et les cadres stratégiques seront reconnus au niveau des contributions qu’ils apportent au service public de sécurité sociale et à son adaptation continue aux attentes sociales et aux exigences économiques.

 

Le sujet des classifications est donc cardinal. Nous ne le confondons pas avec celui du pouvoir d’achat qui restera la préoccupation première en 2024. Il appartient à l’employeur et à la tutelle qu’il ne vienne pas interférer dans les négociations sur les classifications !

 

Pour le Snpdos CFDT, l’heure n’est pas au défaitisme mais à la mobilisation, à la concertation et à l’écoute des besoins et attentes des salariés de son champ professionnel.

 

Nous vous donnons rendez -vous sur notre nouveau site pour des retours réguliers sur l’avancée de ces négociations ■ 

 

Le secrétaire général

Alain Jozroland

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