SNPDOS CFDT
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L'actualité syndicale

Motion de la section des retraités adhérents du SNPDOS

Les retraités, adhérents au SNPDOS (ex cadres supérieurs, ex praticiens conseils et ex agents de direction des organismes de la protection sociale) vont devoir supporter une hausse de 1,7% de la CSG, sans aucune contrepartie en termes d’allègements sur d’autres charges et prélèvements, ou d’élargissement de leurs droits. Considérés – sans doute à tort - comme « retraités aisés », ils supporteront de plein fouet cette augmentation (et ne bénéficieront pas non plus des allègements annoncés sur la taxe d’habitation !).

 

La CFDT a toujours su prendre ses responsabilités dans un monde économique en mutation démographique. Demeurant ouverte à toutes évolutions qui pourraient répondre aux exigences de solidarité, elle demande que toute réforme sociale soit équitable, équilibrée et se face en toute transparence Les retraités, et les retraités CFDT au premier chef, ont jusqu’alors accepté de prendre leur part, comme tout citoyen, à l’effort commun, notamment en solidarité entre les générations.

 

Cependant, l’évolution du pouvoir d’achat des retraités est proche de zéro – voire négative - depuis quatre ans. Elle ne saurait encore régresser avec cette nouvelle disposition. A noter que la participation des retraités à la richesse du pays est réelle. Ils contribuent, dans leur grande majorité, par leur bénévolat, à la production de services, tant dans le cadre associatif que dans le cadre familial - notamment dans leur rôle de proche-aidant - et à la richesse nationale. Cette contribution est estimée à 1,2 % du PIB national.

 

Faut-il également rappeler qu’au-delà de la CSG actuelle, de la CRDS et de la CASA, les retraités du secteur privé sont également soumis à une cotisation maladie à hauteur de 1 % sur leurs retraites complémentaires, cotisation que, dans ces conditions, nous souhaitons voir disparaître.

 

A plus long terme, les retraités du SNPDOS s’interrogent sur la suppression de la cotisation chômage des salariés. Aujourd'hui, l'indemnité chômage constitue un revenu de remplacement dont le montant est lié à ce que le salarié a cotisé précédemment, à la différence de l'assurance-maladie qui est universelle et donc financée par la CSG ou par l'impôt.

 

Le fait d'accorder une couverture chômage aux indépendants peut justifier un élargissement du financement de l'Unedic, avec, par exemple, une part de CSG… Mais la suppression complète des cotisations chômage porte en germe le risque d'une moindre compréhension du système social ou, jusqu’à présent, une cotisation génère des droits … et un droit de regard sur sa gestion.