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RPS : ne jouons pas avec les maux !

Le 12 avril dernier, lors de la réunion des délégués syndicaux centraux avec le Directeur Général, le Snpdos-CFDT l’alertait sur les Risques Psycho-sociaux (RPS) au service médical en lui faisant part des doléances que les praticiens conseils nous avaient adressées en nombre.

A l’instar des autres organisations syndicales, nous avons sollicité un entretien avec la Direction médicale de la Cnam (DMGR). La délégation Snpdos-CFDT, composée des docteurs Sylvain BOUCE, Odile REGNIER, Didier BENHAIM et Emmanuelle SOUSTRE, a été reçue par le DMGR le 22 mai dernier.

Le fil conducteur de la réunion a été la prévention des risques psychosociaux pour les praticiens conseils de terrain (qu’ils soient affectés à la production ou au management), confrontés à des changements incessants ces derniers mois, impactant l’organisation, les tâches effectuées, le relationnel avec les personnels administratifs, les nouveaux outils et métiers (CSAM et ISM) ; sans parler de l'inflation des indicateurs de suivi dont la pertinence est parfois contestable…

Sur tous ces projets visant à refonder le service médical, nous avons été la seule organisation syndicale à demander des indicateurs de suivi spécifiques aux Risques Psycho-Sociaux. C’était d’ailleurs une des raisons principales de notre abstention lors de la présentation du projet Smmop en Comité central d’entreprise.

Aujourd’hui, la direction médicale de la Cnam, nous apprend que le comité de pilotage du Smmop s’est transformé en comité de suivi dont un groupe de travail va plancher … sur les RPS ! Il était temps...

D’une part, si nous reconnaissons la nécessité de réformer le service médical, nous constatons l’incompréhension grandissante entre le niveau national et la réalité de terrain, insuffisamment prise en compte : cela génère du mal être et de l’insatisfaction. Dès le démarrage, les échelons « smmopeurs-testeurs » ont-ils eu les moyens de faire des remontées en toute sincérité (test effectué pendant les grandes vacances ; à marche forcée, etc.) ?

D’autre part, dans l’apparition des risques psychosociaux  la question de la charge de travail est centrale. Elle peut, si elle est inéquitablement répartie, générer des tensions interpersonnelles dans les collectifs de travail. Aussi nous avons insisté pour que les « prescriptions nationales » CCX et Accompagnement, notamment, s’accordent au niveau des différents départements de la Cnam, en amont des campagnes, sur les volumes et le calendrier en tenant compte des ressources en local.

La direction de la Cnam est consciente de cette problématique. Elle a réaffirmé sa volonté d’une collaboration plus étroite du DMGR et de la DACCRF.

Enfin, nous avons demandé la mise en place au 2ème semestre des ateliers d’expression prévus dans l’accord qualité de vie au travail (accord que nous avons signé). Lors des négociations, nous avons obtenus qu’il puisse y avoir une expression critique dans ces ateliers, accompagnée, chaque fois que cela est possible, des propositions de piste d’amélioration sur les organisations du travail.

Dans les DRSM qui fusionnent, l’étape de l’expression des fiches de vœux débute. Le DMGR nous a assuré apporter un traitement individuel dans les cas qui ne trouveraient pas une issue favorable au niveau régional. Le Snpdos-CFDT se propose de vous accompagner dans vos démarches vis-à-vis de l’employeur.

L’échange avec la direction médicale de la Cnam a été franc et direct. A notre habitude, nous avons confronté la direction aux réalités de terrain que vous vivez quotidiennement. Nous le faisons chaque fois de manière constructive et sans compromission.  

Pour terminer, nous demandons expressément à l’employeur que la négociation sur les Risques Psycho-Sociaux, prévue au calendrier des négociations, s’ouvre avant la fin de cette année.

Le Snpdos-CFDT,

au plus proche des préoccupations des PC !